Hypnose et les sensations : un état neurologique spécial !

Hypnose et les sensations : un état neurologique spécial !

Pour la première fois, des neurologues ont pu voir un cerveau hypnotisé. Grâce à des tests qui ont enregistré les zones du cerveau activées lors de la transe, le mystère de l’hypnose commence à être déchiffré, et dans cet article, nous nous intéresserons du débat autour de l’hypnose et les sensations.

DEBATS AUTOUR DE L’ILLUSION SUR L’HYPNOSE ET LES SENSATIONS

En effet, le sujet a toujours suscité de la controverse. Certaines personnes pensent que l’hypnose est juste une pièce de théâtre. L’hypnotisé fera semblant d’avoir des sensations que le cerveau ne sent pas, en se créant soi-même une illusion, mais en réalité, le sujet serait lui-même conscient de cette escroquerie. D’autres, par contre, voient en l’hypnose un état neurologique spécial. Selon ce deuxième courant de pensée, le cerveau attiré par le sujet proposé par l’hypnotiseur ou hypno thérapeute, sans prêter attention à d’autres sujets ou informations qui circuleraient à cet instant. Dans tous les cas l’idée d’illusion persiste aussi dans ce cas, mais avec une énorme différence : c’est le cerveau qui serait en train de vivre cette illusion, en sentant en effet ce que l’hypnotiseur lui suggère. On peut même voir le cerveau suivre cette illusion. En fait, c’est exactement ce que fait un groupe de scientifiques américains – ils se sont imprégnés des réalités de l’hypnose pour percer ses mystères et mettre fin à la controverse.

Découvrez ici :

RÉSULTATS DE L’ÉTUDE

Les résultats préliminaires de cette étude sur l’hypnose et les sensations sont étonnants. Seize bénévoles ont observé des images en couleur sur un écran d’ordinateur. Une fois hypnotisés, ils ont été amenés à croire que la même figure colorée vue sur le moniteur était toute grise. A ce moment-là, le cerveau a immédiatement activé une région qui inhibe la vision des couleurs. Ce qui éloigne l’’idée d’une simple illusion, ou le fait de faire semblant sans pour autant ressentir quoi que ce soit. Le cerveau a commencé à voir en noir et blanc. Plus tard, les mêmes volontaires ont été amenés à voir des couleurs différentes sur des images où il n’y en avait pas. Et, encore une fois, bingo ! Les résultats ont confirmé que le cerveau était en fait en train « voir » ces couleurs inexistantes.

Découvrez ici :


LES YEUX FERMES, L’ESPRIT ATTENTIF ET CONCENTRE

Selon l’américain Stephen Kosslyn, psychologue et neurologue de l’Université Harvard, l’un des coordinateurs de cette étude, les détails de cette étude ne sont pas encore connus, mais on peut comprendre clairement l’hypnose et les sensations. Pour cette étude, ce spécialiste et son équipe ont utilisé un équipement important appelé : PET, ce qui a présenté de façon précise les régions du cerveau qui se sont activées chaque fois qu’il y a eu un stimulus.

Depuis plus de trois ans maintenant, le PET est utilisé pour la recherche sur l’hypnose. Et, selon le psychiatre David Spiegel de l’Université de Stanford, le PET a également confirmé un autre point important selon lequel, les centres liés à l’attention restent actifs tout au long du processus d’hypnose.

Toujours sur cette lancée, le physiologiste italien Giancarlo Carli, qui travaille depuis plus d’une décennie sur le sujet, pense que l’hypnose est un état de veille. Cela n’a rien à voir avec dormir ou s’endormir, car l’électroencéphalogramme indiquait lui-même les enregistrements des ondes cérébrales. Durant le sommeil, il y a des ondes types qui n’apparaissent jamais chez le sujet hypnotisé. Même ceux qui atteignent le niveau le plus intense de l’hypnose présentent un encéphalogramme qui est éveillé.

Néanmoins, si les scientifiques comprennent mieux ce qui est l’hypnose, ils savent très peu de choses sur la trajectoire qu’emprunte le cerveau à cet état. Il existe des preuves qu’une structure du cerveau qui ressemble à un filet, appelée formation réticulaire, fonctionne comme un lien entre la voix de l’hypnotiseur et la matière grise hypnotisé. La formation réticulaire contrôle l’éveil et le sommeil, et sélectionne les informations sur lesquelles le sujet hypnotisé doit se concentrer.

La théorie la plus largement admise est que les mots de l’hypnotiseur, traités par le nerf auditif, atteignent les limites de ce réseau, à la base du cerveau et se propagent dans la matière grise. Vu qu’il s’agit de stimuli répétitifs, quand ils atteignent le lobe frontal, la zone située derrière le front, ils attirent l’attention du patient sur une seule information, tout en bloquant toutes les autres informations autour du patient.

A lire aussi :

Jean Jean

Ecrivain et passionné du monde spirituel, il concentre son expérience dans la communication avec son prochain, en sachant donner et recevoir. Un amoureux de la vie qui est toujours à la recherche du bien-être physique et psychologique. Si vous souhaitez nous contacter, cliquez ici !

 

Vous aimerez aussi :